Une étude et un article des chercheuses Amandine Baude (Centre de Recherche sur l'Adaptation des Jeunes et des Familles à Risque, Université de Laval) et Chantal Zaouche Gaudron (UTM · UMR Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (LISST), Université de Toulouse II )


Le développement de l'enfant en résidence alternée : revue de la question - 2010, Baude-Zaouche Gaudron
Abstract

Legalized in France March 4, 2002 after reorganization of the legal system in line with evolution attitudes and society, joint custody involves psychological questions as it directly affects the child's psychological adjustment and lifestyle. While in our country, psychiatrists focus some time on the process of attachment of the child in joint custody during early childhood, the Anglo-Saxon researchers are interested on this subject since 30 years. We propose here to take stock of all researches that have studied development of child and adolescent in joint custody. Before announcing the development sectors studied and the main results emerging, we will analyze the specific theoretical and methodological work. We will also demonstrate the interest to adopt a systemic approach, taking into account the dynamics of all family relationships in evolution after divorce or separation.


La résidence alternée, Étude exploratoire auprès d'enfants âgés de 7 à 10 ans - Article paru dans la revue "Dialogue" 2010/2 (n.188), pages 133 à 146 - Amandine Baude, Flore Sagnes, Chantal Zaouche Gaudron
Abstract

La résidence alternée, légalisée le 4 mars 2002, s’inscrit dans une logique sociétale en mutation et procède d’une transformation des conceptions et des pratiques parentales, qui tendent vers une équité relative. En rendant effectif le principe de coparentalité, en s’évertuant à réfréner la désimplication paternelle de plus en plus courante à la suite d’une rupture conjugale, elle incarne une formule de garde susceptible de répondre à « l’intérêt supérieur de l’enfant ». En France, elle est demandée dans 10 % des procédures de divorce alors qu’elle représentait 1,5 % des demandes il y a dix ans (ministère de la Justice, 2004). Selon le ministère de l’Économie, 63 500 enfants étaient concernés par la résidence alternée en 2003 et 105 000 en 2004. Cet essor est source de questionnements divers et ses répercussions sur le développement de l’enfant intéressent tant les psychologues du développement que les psychanalystes, les sociologues, les pédopsychiatres… Alors que les polémiques sont nombreuses, les recherches scientifiques se révèlent rares, voire inexistantes en France, notamment en psychologie de l’enfant. (Lire tout)